Intermédiaire

BrainSwarming, BrainStormez en silence !

Que notre objectif soit de trouver une solution à un problème ou faire de l’idéation, on passe souvent par un exercice connu : le brainstorming.
On est tous déjà sorti de brainstorming en ayant mal à la tête, l’impression d’avoir plus écouté les autres que participé réellement, la frustration de ne pas avoir toutes les bonnes personnes qui sont venues ce qui laisse des questions sans réponses.

Ne soyons plus triste, une solution existe !

Partant du constat que le brainstorming ne tient pas ses promesses, un expert et chercheur en innovation a développé une pratique proposant une autre façon de faire de l’idéation ou de la résolution de problème en groupe. Cette pratique du docteur Tony McCaffrey permet de générer plus d’idées, consomme moins de temps, n’oblige pas toutes les personnes à être présentes au même endroit au même moment, laisse la place aux plus introvertis ou moins influents pour s’exprimer, et tout cela dans le silence.

Pourquoi ça nous intéresse ?

Pour de l’idéation ou du solution focus, c’est un atelier parfait. Les participants ne sont pas obligatoirement co-localisés ni présents en même temps. L’avantage de cet atelier, c’est une vraie réflexion en parallèle de tous les participants, permettant à tous de s’exprimer (timide comme extraverti, développeur comme chef de service) et d’utiliser au mieux ses capacités (pensée haut niveau ou plus pragmatique).

En pratique, ça fonctionne comment ?

Le but est de trouver une ou plusieurs solutions à une problématique, on commence donc par mettre en haut d’un tableau (physique ou virtuel) la problématique.
À partir de là, on va décliner la problématique en sous-problématiques, en utilisant du verbe. Puis encore décliner chaque sous-problématique en sous-sous-problématique, etc.
En parallèle, on va partir du bas du tableau et y mettre les ressources à disposition. Pour chacune des ressources, on décline ensuite ses usages et caractéristiques ; on utilise ici des noms.
La suite, c’est de combiner des usages et caractéristiques pour trouver d’autres usages, jusqu’à ce que le graph soit connecté avec une déclinaison de problématique (ou plusieurs). À ce moment on a alors trouvé une solution.

Exemple 1

Et si j’ai trouvé plusieurs solutions possibles, comment choisir ?

En fonction de la taille du graph, du nombre de personnes, de l’enjeu, on a le choix entre plusieurs pratiques de sélections :

  • Le Dot Voting
  • Le consentement systémique
  • Un groupe de travail par solution pour étudier la faisabilité
  • Une discussion ouverte avec le groupe
  • Et plein d’autres…

Des conseils pour bien démarrer ?

Pour commencer, il faut se forcer à décliner les sous-objectifs et les ressources sans chercher de solutions. On a trop souvent tendance à vouloir connecter le graph rapidement, en proposant une solution toute faite. Or, si l’on fait ce genre d’atelier, c’est bien souvent parce que l’on n’a pas de solution « facile » ou évidente déjà en tête. Si vous avez déjà des solutions/idées, pas besoin de faire l’atelier. L’idée première est de trouver des solutions auxquelles on n’aurait pas pensé autrement. Il faut donc se forcer à explorer toutes les pistes, même les plus disruptives.

Pour aller plus loin ?

Sur son site, le créateur de l’atelier propose un outil pour faire des brainswarming en ligne. La principale force de l’outil n’est pas simplement d’être dématérialisé, c’est de proposer de la recherche sémantique afin de vous proposer des solutions/branches de graph faites par d’autres personnes lors d’un autre brainswarming. Imaginez par exemple qu’une compagnie de fabrication de ski en bois se voit proposer des solutions de luthier pour lutter contre les problèmes de vibration du bois !

Vous pouvez télécharger notre fiche résumé du brainswarming ici : Fiche_Resume_Brainswarming_SOAT

Références :

Webinar de Tony McCaffrey

Site officiel

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